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Ballone → Vaccaghja

Étape 3 : longue liaison de montagne plus roulante

Distance

28,33 km

Dénivelé positif

1 341 m

Dénivelé négatif

1 206 m

Temps simulateur

7h24

Brief objectif de l'étape

Après la rudesse de Ballone, cette journée ouvre une autre logique : moins de violence technique continue, mais beaucoup de distance, de relances et une vraie nécessité de tenir l’effort sur la durée.

Le jour 3 doit remettre du mouvement sans créer de dette. Si vous utilisez bien les sections roulantes tout en restant sobres dans la montée à Ciottulu, Vaccaghja devient une vraie journée de transition réussie plutôt qu’un long tunnel.

Fiche d’identité et ADN de l’étape

Samedi 1 août 2026Nord → SudDépart 1 440 mArrivée 1 590 mTechnique moyenneEngagement modéré

La journée part en forêt, grimpe vers Ciottulu puis bascule sur une longue séquence de liaison vallonnée jusqu’aux pozzines du lac de Nino. Le piège n’est pas la technicité pure, mais la longueur cumulée et la gestion du rythme.

Cette troisième étape quitte la rudesse extrême du jour 2 pour une journée plus ample et plus mobile. La montée vers Ciottulu reste sérieuse, mais la suite se lit comme une liaison d’endurance avec vallées, forêt, route, cols et grands espaces pastoraux.

Le vrai enjeu est de rester tonique assez longtemps pour profiter du terrain roulant sans dériver inutilement.

Carte du parcours — 2D

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Découpage chronologique détaillé

Section A — Ballone → Ruisseau de Foggialle

Repères : départ des bergeries de Ballone, forêt, ruisseau et cascade du Foggialle.

Terrain : sentier forestier parfois humide, racines et pierres. Mise en route douce, quasiment à plat.

Ressenti attendu : échauffement facile, mais c’est aussi le piège du jour : ne pas banaliser une étape de près de 30 km.

Vigilance : sol glissant sous les arbres au petit matin. Ne pas partir trop vite en profitant du plat : la vraie montée arrive juste après.

Stratégie d’effort : marcher tranquille et réveiller la machine. Boire dès le départ : c’est une longue journée, l’hydratation se joue tôt.

Section B — Foggialle → Bocca di Foggiale → Ciottulu

Repères : montée soutenue vers la Bocca di Foggiale, puis refuge de Ciottulu di i Mori (≈ 1 990 m, plus haut refuge du GR20 Nord).

Terrain : pierriers, gradins rocheux, ambiance plus alpine. C’est le seul vrai gros bloc de dénivelé de la journée.

Ressenti attendu : effort cardio franc mais bien moins brutal que le jour 2, si l’allure reste régulière.

Vigilance : montée exposée au soleil et au vent au col ; en cas de brouillard, suivre les cairns. Zone la plus haute de l’étape — anticiper le froid au refuge.

Stratégie d’effort : c’est ici qu’on « dépense » sur cette étape roulante — monter régulier, puis pause à Ciottulu. Ensuite, la journée devient surtout une affaire de gestion de la longueur, pas de la pente.

Section C — Ciottulu → Bergeries de Radule

Repères : sortie du refuge, descente vers la vallée du Golo, cascades et bergeries de Radule (≈ 1 400 m).

Terrain : sentier caillouteux, humide par endroits, belle ambiance de fond de vallée le long du Golo.

Ressenti attendu : longue descente en récupération active, agréable si les jambes sont restées propres depuis Ciottulu.

Vigilance : cascades et vasques du Golo attirent les baigneurs — ne pas s’éterniser si l’étape est longue. Rochers mouillés glissants près de l’eau.

Stratégie d’effort : relancer sans casser les quadriceps ; profiter de cette descente pour manger et boire. C’est du temps « facile » à prendre avant la longue traversée de l’après-midi.

Section D — Radule → Col de Vergio

Repères : bergeries de Radule, forêt de Valdu Niellu, arrivée au col routier de Vergio (≈ 1 415 m).

Terrain : sentier plus lisible et roulant en sous-bois, avec un vrai potentiel de marche continue.

Ressenti attendu : section « respirable » où l’on peut relancer sans se désorganiser.

Vigilance : le Col de Vergio est un col routier fréquenté — attention à la traversée et point de décision important (voir sorties). C’est aussi le dernier ravitaillement fiable de la journée.

Stratégie d’effort : refaire le plein d’eau au col (station / hôtel Castel di Vergio). Repartir plein : la fin d’étape vers Nino et Vaccaghja est longue et sans recharge sûre.

Section E — Col de Vergio → Bocca San Petru → Bocca a Reta

Repères : sortie du col, Bocca San Petru, longue remontée progressive vers le seuil de Bocca a Reta (≈ 1 875 m), porte du plateau de Nino.

Terrain : alternance de sentier et de pente régulière, ambiance de plus en plus ouverte et pastorale.

Ressenti attendu : le coût de l’effort revient doucement, sur une section longue. La fatigue est kilométrique plus que technique.

Vigilance : grande section peu abritée, exposée au soleil et au vent ; longueur qui use le mental. Aucune sortie facile entre Vergio et Vaccaghja — on est « engagé » pour la fin de journée.

Stratégie d’effort : marcher régulier et fractionner mentalement (San Petru, puis Bocca a Reta). Garder une vraie réserve d’eau et d’énergie pour ne pas subir la dernière partie.

Section F — Bocca a Reta → Lac de Nino → Vaccaghja

Repères : pozzines, lac de Nino (site emblématique), puis descente douce vers les bergeries de Vaccaghja (≈ 1 590 m).

Terrain : terrain souple et roulant, prairies humides et pozzines ; quelques zones marécageuses à contourner.

Ressenti attendu : fin visuellement douce et magnifique, mais la durée totale de l’effort commence à peser dans les jambes.

Vigilance : les pozzines autour de Nino sont un milieu fragile et parfois marécageux — rester sur les traces. En cas de brouillard, le plateau devient vite désorientant : repérer le balisage.

Stratégie d’effort : ne pas relâcher totalement : c’est long jusqu’à Vaccaghja. Terminer en marche souple et régulière, en gardant assez d’eau jusqu’aux bergeries.

Points remarquables

  • Refuge de Ciottulu di i Mori, plus haut refuge du GR20 Nord.
  • Vallée du Golo et cascades de Radule.
  • Col de Vergio comme point de transition et ravitaillement.
  • Bocca San Petru et Bocca a Reta pour les vues de bascule.
  • Lac de Nino et les pozzines, séquence emblématique avant Vaccaghja.

Navigation et vigilance

  • Ne pas sous-estimer la fatigue du jour 2 encore présente dans les jambes.
  • Orientation parfois plus délicate sur les plateaux et pozzines par brouillard.
  • Le terrain étant moins violent, le risque est surtout de dériver en intensité sans s’en rendre compte.

Stratégie d’effort

  • Monter proprement à Ciottulu, puis exploiter intelligemment les sections plus roulantes.
  • Faire de Vergio un vrai point de réorganisation du groupe.
  • Garder assez de lucidité pour la fin vers Nino et Vaccaghja, qui paraît douce mais arrive tard.

Eau et logistique

  • Ballone et ruisseaux en première partie.
  • Refuge de Ciottulu, Radule et Vergio pour refaire le plein.
  • Présence d’eau possible sur les pozzines, mais filtrage conseillé si besoin.

Météo et groupe

  • Chaleur possible dans les vallées et les forêts basses.
  • Orages toujours possibles sur les cols et le plateau.
  • Brouillard gênant sur Camputile et autour de Nino.
  • Étape propice aux écarts silencieux : certains vont vouloir relancer, d’autres récupérer du jour 2.
  • Clarifier à l’avance où vous marchez, où vous trottinez et où vous vous attendez.

Points de sortie possibles du GR20

Sens Nord → Sud, jour 3. C’est l’étape la plus « facile à quitter » du Nord : elle franchit le Col de Vergio, un col routier majeur. Avant et après, on est en montagne moyenne mais toujours loin des routes.

Niveau de facilité de sortie : facile au Col de Vergio (col routier, hébergement) ; difficile sur la longue section finale Vergio → Nino → Vaccaghja.