Distance
20,06 km
Distance
20,06 km
Dénivelé positif
1 438 m
Dénivelé négatif
1 620 m
Temps simulateur
6h46
À partir de Vaccaghja, le décor change franchement. On quitte les pozzines et le terrain pastoral pour entrer dans une vraie journée de montagne : montée raide vers Bocca alle Porte, passages rocheux, brèches, crêtes minérales, puis longue descente vers la vallée avant une remontée finale vers l’Onda.
La clé n’est pas seulement le volume brut — environ 20 km, 1 400 m D+ et 1 600 m D- — mais la capacité à rester propre techniquement et lucide dans les décisions. Le passage Manganu → Bocca alle Porte concentre l’effort physique, la traversée vers Petra Piana concentre la charge mentale, et la fin d’étape peut surprendre avec une longue descente suivie d’une remontée tardive.
Le vrai objectif du jour 4 n’est donc pas seulement d’arriver à l’Onda, mais d’y arriver avec une journée maîtrisée. Si le groupe reste lucide dans la montée, discipliné sur les sections minérales et rigoureux sur l’eau, cette étape devient une grande journée alpine. Sinon, elle peut vite devenir l’une des plus piégeuses du parcours : fatigue nerveuse, appuis cassants, descente longue et remontée finale sous-estimée.
Le plateau du départ est trompeur : il ne préfigure pas la suite. À partir de Manganu, la journée devient franchement alpine avec une montée raide et rocheuse vers Bocca alle Porte, une traversée minérale exigeante jusqu’à Petra Piana, puis une longue descente vers la vallée avant la remontée finale vers l’Onda.
Cette étape marque une transition alpine nette. Après un échauffement souple jusqu’à Manganu, l’itinéraire grimpe fort vers Bocca alle Porte puis suit une ligne de crête beaucoup plus technique et exposée jusqu’au secteur de Petra Piana. La difficulté ne vient pas seulement du dénivelé, mais de l’enchaînement : effort cardio, terrain cassant, concentration prolongée, descente longue puis dernière remontée.
Repères : bergeries de Vaccaghja, plateau du Camputile, pozzines, petits ruisseaux, refuge de Manganu (≈ 1 590 m).
Terrain : terrain herbeux, zones humides, sentier globalement facile et presque plat. Passages parfois gras ou confus si le brouillard descend sur le plateau.
Ressenti attendu : mise en route courte et douce. C’est une transition trompeuse : elle ne préfigure en rien la journée alpine qui suit Manganu.
Vigilance : plateau désorientant par brouillard — repérer le balisage. Manganu est le dernier point « facile » avant l’engagement : c’est ici que se prend la décision de continuer ou non.
Stratégie d’effort : marcher souple, sans se disperser sur le plateau. Arriver à Manganu frais, faire le plein d’eau et grignoter : tout se joue après, sur la montée à Bocca alle Porte.
Repères : refuge de Manganu, cascade de Filiccioni, montée rocheuse, Bocca alle Porte / Brèche de Capitello (≈ 2 210 m, point haut du jour).
Terrain : montée raide et minérale — pierriers, gros blocs, gradins rocheux, passages où les mains sont utiles. Quelques sections sécurisées selon les points.
Ressenti attendu : cœur physique du début de journée. Le cardio monte vite, la progression ralentit fortement, la technicité impose la concentration.
Vigilance : passages où l’on met les mains, chutes de pierres possibles entre marcheurs — ne pas se coller. Vent fort et froid probables à la brèche ; orage à proscrire sur cette montée.
Stratégie d’effort : monter à un rythme régulier et respirable, sans « exploser » avant le haut. Atteindre Bocca alle Porte avec de la réserve : la crête technique jusqu’à Petra Piana demande encore beaucoup de lucidité.
Repères : Brèche de Capitello, lacs de Capitello et Melo en contrebas, Bocca a Soglia, secteur Muzzella, refuge de Petra Piana (≈ 1 860 m).
Terrain : terrain très minéral — dalles, blocs, petites remontées et descentes successives. L’exposition au vent et au vide est réelle par endroits.
Ressenti attendu : moins violent au cardio que la montée précédente, mais très coûteux mentalement. Attention permanente aux appuis ; la descente cumulée commence déjà à charger les quadriceps.
Vigilance : c’est la section la plus exposée de la journée — crête aérienne, appuis cassants. Par brouillard ou vent fort, la progression devient piégeuse ; suivre strictement les cairns. Zone où le groupe doit rester compact et visible.
Stratégie d’effort : ne pas se laisser piéger par une section « courte sur la carte » mais lente et nerveuse. Avancer en continuité, sans à-coups. Décider AVANT ou À Petra Piana de la suite (variante ou vallée), pas en pleine fatigue sur la crête.
Repères : refuge de Petra Piana, longue descente vers la vallée, ruisseaux, secteur des bergeries de Tolla / Manganello (≈ 1 010 m, point bas du jour).
Terrain : la trace GPX ne prend pas la variante aérienne par Pinzi Corbini / Bocca d’Oreccia ; elle descend franchement par l’itinéraire de vallée. Terrain long, pierreux, parfois cassant, jamais vraiment « gratuit ».
Ressenti attendu : section usante pour les jambes. Pas la plus impressionnante techniquement, mais près de 900 m de descente qui font beaucoup de dégâts après la crête.
Vigilance : descente clé de la journée pour la fatigue — c’est là que se produisent les faux pas et les glissades. Terrain pierreux qui roule ; ne pas viser la vitesse. Ne pas s’engager sur la variante Pinzi Corbini par automatisme.
Stratégie d’effort : économiser les quadriceps — foulée courte, pied à plat, bâtons. Descendre « propre » plutôt que vite, car il reste une remontée finale : arriver en bas encore capable de remonter vers l’Onda.
Repères : fond de vallée du Manganello, remontée progressive, approche du refuge de l’Onda (≈ 1 395 m).
Terrain : remontée finale soutenue, d’abord sur terrain plus doux puis sentier de montagne pierreux. Après la longue descente, la pente paraît plus dure qu’elle ne l’est sur le papier.
Ressenti attendu : vraie dernière bosse de la journée. C’est le passage « piège » : on croit avoir fait le plus dur à Petra Piana, mais il reste 440 m de montée avant l’Onda.
Vigilance : remontée souvent sous-estimée en fin de journée ; coup de chaud possible dans la vallée l’après-midi. Point d’eau à la bergerie/refuge à confirmer, ne pas arriver à sec.
Stratégie d’effort : accepter de ralentir et de fractionner cette dernière montée. Garder une gorgée d’eau et une réserve d’énergie pour la boucler sans « craquer » à vue du refuge.
Sens Nord → Sud, jour 4 — l’une des étapes les plus isolées du parcours. Entre Manganu et l’Onda, on est en haute montagne, loin de toute route : il n’y a pas de sortie facile en cours de crête. La seule vraie échappatoire passe par la descente de la vallée du Manganello.
Niveau de facilité de sortie : difficile — pas de route sur l’étape ; toute sortie impose une longue descente (Manganello → Canaglia) ou d’atteindre d’abord l’Onda puis Vizzavona.