Distance
34,59 km
Distance
34,59 km
Dénivelé positif
2 429 m
Dénivelé négatif
2 533 m
Temps simulateur
11h36
C’est la plus longue journée du projet. Elle combine une dernière séquence alpine, une très grande descente vers Vizzavona, une remontée en forêt puis une longue traversée pastorale vers le Col de Verde. Plus que jamais, l’endurance et l’organisation comptent autant que le terrain.
Le jour 5 ne se gagne pas à l’agressivité. Il se gagne en tenant les articulations dans la descente, en remontant proprement vers Palmente, puis en gardant assez de jus mental pour la longue fin pastorale vers Verde. C’est un vrai jour de gestion longue durée.
Le jour 5 enchaîne des registres complètement différents : montée rocheuse vers Muratello, longue descente sur Vizzavona, forêt de hêtres, crête de Cardo puis plateaux et ruisseaux vers Verde. Le terrain n’est pas toujours extrême, mais la longueur rend tout plus cher.
Cette étape signe la fin du Nord alpin et l’entrée dans le Sud. Le danger n’est pas seulement une section précise : c’est la somme d’une montée, d’une très longue descente, d’une remontée forestière puis d’un dernier bloc encore long.
Le tempo du groupe doit être très maîtrisé pour éviter que la journée n’explose après Vizzavona.
Repères : sortie du refuge de l’Onda, montée directe en crête, Punta Muratello (≈ 2 070 m, dernier grand sommet du GR20 Nord).
Terrain : rochers, pierriers et dalles ; pente qui remet immédiatement dans l’effort, à froid.
Ressenti attendu : entrée de journée sèche, musculaire et ventilatoire, sur la plus longue étape du raid.
Vigilance : montée raide dès le réveil, sur une journée de ≈ 34 km — ne pas cramer les jambes d’entrée. Crête exposée au vent en haut.
Stratégie d’effort : partir prudemment, allure basse et régulière. C’est un jour marathon : l’objectif est d’atteindre Muratello sans dette, car la grande descente sur Vizzavona arrive juste après.
Repères : embranchement Monte d’Oro, passerelle de Tortetto, bergeries de Porteto, Cascades des Anglais, puis gare de Vizzavona (≈ 1 150 m).
Terrain : longue descente sur blocs et dalles, parfois glissante, puis forêt et piste. Près de 1 000 m de perte d’altitude d’un coup.
Ressenti attendu : phase très exigeante pour les quadriceps ; vraie descente de gestion qui marque la bascule Nord → Sud.
Vigilance : dalles glissantes vers les Cascades des Anglais, surtout par temps humide et en fin de descente quand la fatigue s’installe. Vizzavona est le grand point de coupure — décision d’abandon éventuel à prendre ici en toute sérénité.
Stratégie d’effort : descendre en contrôle, bâtons dehors, sans « lâcher les freins ». Vraie pause à Vizzavona (eau, ravitaillement, gare) : c’est le pivot de la journée. Repartir plein pour la longue seconde moitié.
Repères : gare de Vizzavona, forêt, bergerie de Cimoni, fontaine de Palmente puis Bocca Palmente (≈ 1 640 m).
Terrain : sentier forestier, racines, pente régulière et terrain plus lisible qu’au Nord.
Ressenti attendu : mentalement plus simple (forêt, balisage clair), mais physiquement coûteux juste après la grande descente.
Vigilance : remontée sous couvert où l’on peut surchauffer l’après-midi ; gérer l’hydratation. Vérifier la fontaine de Palmente avant de compter dessus.
Stratégie d’effort : remonter à rythme régulier, sans à-coups, pour digérer la descente. C’est le moment de « remettre la machine en marche » calmement avant la longue portion roulante.
Repères : crête de Cardo, bergeries d’Alzeta, ruisseaux, station de Capannelle (≈ 1 610 m).
Terrain : balcons, petites montées et descentes, terrain globalement plus roulant — l’un des rares secteurs « courables » du raid.
Ressenti attendu : zone où l’on peut avancer et prendre du temps, à condition de ne pas basculer dans une intensité trop chère.
Vigilance : le côté roulant pousse à accélérer alors que l’étape est très longue — piège classique de surrégime. Peu d’ombre par endroits.
Stratégie d’effort : relancer volontairement, mais en aisance : marcher vite plutôt que courir fort. Capannelle est le second point logistique (station) — s’y ravitailler et repartir plein.
Repères : sortie de station, bergeries de Traggette, Pont de Casaccie.
Terrain : forêt et plateau pastoral, descente douce ; vraie transition avant le dernier gros bloc.
Ressenti attendu : moment de relâchement relatif, utile pour se remettre en ordre avant la longue fin d’étape.
Vigilance : ne pas confondre ce répit avec la fin de journée — il reste ≈ 11 km derrière. Franchissements de ruisseaux possibles selon le niveau d’eau.
Stratégie d’effort : profiter de la descente pour manger et boire vraiment. Faire le point sur l’heure et la lumière restante avant d’attaquer la dernière section, la plus longue.
Repères : plateaux, ruisseaux, plateau de Gialgone, passerelle du Marmanu, Bocca di a Flasca puis Col de Verde (≈ 1 290 m).
Terrain : chemin pastoral et forestier, traversées d’eau, relief plus doux mais très long — la fatigue cumulative devient le vrai sujet.
Ressenti attendu : jambes lourdes et mental sollicité ; il faut tenir « propre » et régulier jusqu’au bout d’une étape de plus de 34 km.
Vigilance : risque d’arriver de nuit si la journée a traîné — prévoir la frontale. Section longue et monotone où l’inattention et les glissades augmentent avec la fatigue ; garder le groupe compact.
Stratégie d’effort : passer en mode « endurance » — allure très régulière, micro-pauses courtes, ravitaillement continu. Ne pas se laisser piéger par la longueur : viser un rythme tenable plutôt que des à-coups qui vident les jambes avant le col.
Sens Nord → Sud, jour 5 — l’étape marathon, mais aussi la plus « sécurisée » du parcours en matière de sorties. Elle traverse Vizzavona (gare ferroviaire, cœur du GR20), puis Capannelle, et se termine au Col de Verde, col routier. On peut couper à plusieurs endroits.
Niveau de facilité de sortie : facile — Vizzavona (train), Capannelle et Col de Verde (routes) offrent trois échappatoires sur la même journée.