Distance
29,42 km
Distance
29,42 km
Dénivelé positif
1 786 m
Dénivelé négatif
1 542 m
Temps simulateur
8h45
Le sud commence à dérouler ses grands paysages, mais pas à simplifier la vie. Cette journée alterne longues crêtes, arêtes exposées, passages pastoraux et plateau du Cuscionu. Elle demande de savoir durer, s’orienter et rester groupés.
Le jour 6 doit être abordé comme une vraie journée de relief sud : moins explosif que le Nord à certains moments, mais plus insidieux par la durée, le vent et les séquences de crête. Si le groupe garde sa structure jusqu’au Cuscionu, I Croci devient une belle arrivée et non une longue fin molle.
La montée au refuge de Prati puis la longue séquence de crêtes jusqu’à Usciolu donnent l’identité du jour. Ensuite, la traversée du Cuscionu apporte du roulant relatif, mais la navigation et la météo restent centrales.
Cette étape donne une impression d’espace et de panorama permanent. Mais derrière cette beauté, elle additionne deux grandes montées, une arête engagée et une longue traversée avant I Croci.
Le terrain devient parfois plus lisible, sans que l’engagement ne disparaisse : le vent, la météo et la navigation restent des partenaires à prendre au sérieux.
Repères : départ du Col de Verde, forêt, Bocca d’Oru, arrivée au refuge de Prati (≈ 1 815 m).
Terrain : sentier ascendant, sections pierreuses en sous-bois puis sortie sur les crêtes. Montée régulière d’ouverture.
Ressenti attendu : mise en effort prolongée à froid ; le coût monte avant même d’atteindre la partie la plus exposée.
Vigilance : montée en forêt puis débouché venté sur la crête — anticiper le changement de température. Prati est le premier point de repère et d’eau.
Stratégie d’effort : monter régulier, sans forcer, pour arriver à Prati avec de la réserve. C’est le sas d’entrée d’une longue journée de crêtes : garder du mental pour la suite.
Repères : ligne de crête, Punta della Cappella (≈ 2 040 m, point haut du jour), descente vers la Bocca di Laparo (≈ 1 510 m).
Terrain : pierriers, ressauts, vent et exposition. Terrain très lisible visuellement mais jamais gratuit.
Ressenti attendu : la charge mentale grimpe ; on passe d’une montée à une vraie journée de crête aérienne, emblématique du Sud.
Vigilance : crête exposée au vent et aux orages — zone à ne pas engager si le ciel tourne. Appuis pierreux ; garder le groupe compact et visible sur les portions aériennes.
Stratégie d’effort : profiter du terrain lisible pour progresser régulièrement, mais rester lucide sur les ressauts. Bocca di Laparo est un point de décision (sortie possible vers Cozzano) : faire le point sur la forme du groupe.
Repères : remontée vers le Monte Formicula, enchaînement de crête, refuge d’Usciolu (≈ 1 740 m).
Terrain : enchaînement vallonné en altitude, progression qui reste technique par endroits, très minérale.
Ressenti attendu : la fatigue se diffuse, surtout si la chaleur ou le vent ont déjà entamé le groupe.
Vigilance : relances trompeuses qui grignotent l’énergie ; peu d’ombre et peu d’eau sûre sur la crête. Usciolu est un refuge-clé avant la section la plus exposée — s’y préparer.
Stratégie d’effort : gérer les relances en aisance, sans pics d’intensité. Pause et plein d’eau à Usciolu : la portion suivante (arête a Monda) exige d’être frais et concentré.
Repères : célèbre arête a Monda (passages entre les blocs), Bocca di l’Agnone et sources associées.
Terrain : arête étroite et rocheuse, contournements de blocs, appuis parfois instables. C’est la séquence la plus exposée et la plus technique de l’étape.
Ressenti attendu : très coûteux nerveusement, surtout si la météo se dégrade ou si le groupe n’est plus homogène.
Vigilance : arête où l’on met les mains, exposition réelle au vide et au vent — la plus mauvaise zone du Sud par orage ou brouillard. Ne jamais s’y engager séparés : ouvreur et serre-file, progression une personne à la fois sur les pas délicats.
Stratégie d’effort : ne pas se laisser piéger par une section « courte » mais lente et engagée : prévoir large en temps. Avancer calme et posé, sans se presser vers les sources. C’est le passage où la lucidité prime sur la vitesse.
Repères : sources, bergeries de Bassetta, plateau du Cuscionu, approche de Matalza (≈ 1 410 m).
Terrain : retour progressif à un terrain plus ouvert et pastoral — chemins souples, ruisseaux, pozzines, potentiel de relance.
Ressenti attendu : respiration bienvenue après l’arête, sans devenir un terrain anodin pour autant.
Vigilance : le plateau du Cuscionu, ouvert, devient piégeur par brouillard (traces multiples) — suivre le balisage. Milieu humide et fragile autour des pozzines : rester sur les traces.
Stratégie d’effort : relancer volontairement sur le terrain souple pour avancer sans vider les jambes. Bassetta/Cuscionu offrent des accès vers Zicavo : repérer les sorties tout en gardant le cap sur Matalza.
Repères : refuge de Matalza, fontaine de Vallecionca, arrivée à la bergerie d’I Croci (≈ 1 545 m).
Terrain : plateau et traces multiples, relief doux légèrement ascendant, navigation parfois piégeuse.
Ressenti attendu : fatigue diffuse de fin de journée ; l’attention peut baisser alors que l’étape n’est pas tout à fait finie.
Vigilance : traces qui se croisent sur le plateau — facile de se tromper de sente en fin de journée. Par brouillard, avancer au balisage et rester groupés.
Stratégie d’effort : finir en marche régulière et attentive à la navigation. Garder un peu d’eau (fontaine de Vallecionca à confirmer) et clore l’étape sans se disperser.
Sens Nord → Sud, jour 6. Étape de crêtes très engagée : sur l’Arête a Monda et les lignes sommitales, il n’y a aucune sortie. Les échappatoires se trouvent aux extrémités et vers les villages du versant ouest (Cozzano, Zicavo), qui ne sont pas des accès rapides.
Niveau de facilité de sortie : difficile — aucune route sur les crêtes ; les seules sorties passent par de longues descentes vers Cozzano ou Zicavo, aux transports limités.