Distance
35,41 km
Distance
35,41 km
Dénivelé positif
1 453 m
Dénivelé négatif
2 739 m
Temps simulateur
10h12
Le dernier jour n’est pas une formalité. Entre la montée à l’Incudine, les choix autour de Bavella et l’immense descente vers Conca, cette étape se lit comme une conclusion exigeante où la fatigue accumulée devient un facteur à part entière.
Le jour 7 doit être traité comme un vrai grand jour de montagne, pas comme une sortie de clôture. Si vous gérez bien l’Incudine, si le choix de Bavella est juste, et si vous abordez Paliri avec encore de la lucidité, alors la descente sur Conca devient une conclusion forte plutôt qu’un chemin de croix.
Le profil global est trompeur : la journée semble “descendante”, mais elle commence par une vraie montée au Monte Incudine, impose un choix autour des Aiguilles de Bavella et se termine par une très longue descente où les jambes peuvent vite devenir le facteur limitant principal.
Cette dernière étape cumule des paysages immenses et des changements de registre : plateau, crête, sommet, refuge, vallées, Bavella, Paliri puis Conca.
Elle ne doit pas être lue comme un simple “dernier jour”. C’est une journée complète, avec un vrai sommet, plusieurs relances et une descente terminale où la fatigue des six jours précédents remonte à la surface.
Repères : départ d’I Croci, plateau, fontaine de Vallecionca, montée vers la crête et la Bocca di Chiralba.
Terrain : piste pastorale puis sentier pierreux et dalles granitiques ; montée régulière.
Ressenti attendu : on sent immédiatement si les jambes ont récupéré ou non du jour 6, avant la dernière grosse journée.
Vigilance : départ sur plateau où les traces se croisent — suivre le balisage. Refaire le plein d’eau tôt (Vallecionca, à confirmer) : la journée est longue.
Stratégie d’effort : démarrer prudemment, en aisance, pour évaluer honnêtement la forme. C’est le jour de la descente finale géante : ménager les jambes dès maintenant.
Repères : Bocca Scazzunara, secteur du Monte Incudine (point haut du jour, ≈ 2 020 m), descente sur le refuge d’Asinau (≈ 1 540 m).
Terrain : crête rocheuse, gros blocs, puis descente raide sur éboulis et dalles vers Asinau.
Ressenti attendu : haut coût musculaire et nerveux ; l’altitude et l’isolement du dernier grand sommet se font sentir.
Vigilance : crête exposée au vent, dernier vrai sommet du raid — orage à proscrire. Descente cassante sur Asinau où l’on se tord facilement une cheville. Rester groupés.
Stratégie d’effort : monter régulier, savourer le dernier 2 000, puis descendre en contrôle sur Asinau (bâtons). Pause au refuge : c’est le dernier point « montagne » avant la longue traversée vers Bavella.
Repères : vallée de l’Asinao, crêtes et ravins boisés, remontée finale au Col de Bavella (≈ 1 220 m).
Terrain : longue section en montagnes russes — maquis, crêtes boisées, dalles. Peu spectaculaire mais usante par sa longueur.
Ressenti attendu : fatigue cumulative, usure plus mentale que technique. La chaleur du versant sud peut peser.
Vigilance : deux options existent (variante alpine par les Aiguilles de Bavella / itinéraire « normal ») — choisir selon météo et forme, la variante alpine étant nettement plus technique. Chaleur et manque d’eau sur le maquis ; ne pas partir d’Asinau à sec.
Stratégie d’effort : passer en mode endurance sur cette longue traversée, ravitaillement continu. Bavella est un point de contact majeur (route, village) : viser à y arriver avec de la marge pour décider de la fin de journée.
Repères : Col de Bavella (col routier, village, auberges), sentier vers le refuge d’I Paliri (≈ 1 050 m) sous les aiguilles.
Terrain : granit, sentier de montagne, ambiance bavelloise plus verticale et lumineuse.
Ressenti attendu : vrai point de décision et de recalage du groupe après beaucoup d’heures d’effort ; regain de motivation à l’approche de la fin.
Vigilance : Bavella est très fréquenté (route, touristes) — traversée et orientation à soigner. C’est le dernier accès routier facile avant Conca : décider ici si l’on va au bout aujourd’hui ou si l’on coupe.
Stratégie d’effort : ravitaillement et eau à Bavella (dernier point sûr). Repartir plein et lucide : il reste la très longue descente terminale, qui se gère avec des jambes préservées.
Repères : Bocca di u Sordu / Villaghello, Bocca d’Usciolu, secteur de la cascade de Pinzuta, puis descente finale sur Conca (≈ 250 m).
Terrain : balcons, forêt et maquis, sentier rocailleux ; appuis répétitifs et terrain usant sur plus de 1 100 m de descente cumulée.
Ressenti attendu : c’est ici que la fatigue de toute la traversée se paie — genoux, pieds et concentration. La chaleur de basse altitude s’ajoute en fin de journée.
Vigilance : c’est la descente clé du jour et de toute la fin du raid : les blessures de relâchement (chevilles, chutes) surviennent ici, « presque arrivé ». Chaleur forte en bas ; gérer l’eau jusqu’à Conca. Zones où les traces peuvent prêter à confusion — rester sur le balisage.
Stratégie d’effort : descendre en contrôle, foulée courte, bâtons, micro-pauses régulières. Ne pas se laisser griser par l’arrivée : garder le groupe compact et la vigilance intacte jusqu’au village. Objectif : finir le GR20 entiers, pas rapides.
Sens Nord → Sud, jour 7 — l’ultime étape. Elle franchit le Col de Bavella, l’un des meilleurs points de sortie du Sud, avant la très longue descente terminale sur Conca, où l’aventure se termine et où une navette rejoint Porto-Vecchio.
Niveau de facilité de sortie : facile — Col de Bavella (route, village) à mi-étape et Conca (navette vers Porto-Vecchio) à l’arrivée ; seule l’option Asinau → Quenza est plus exigeante.