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Bergerie d’I Croci → Conca

Étape 7 : l’ultime journée, très longue et très descendante

Distance

35,41 km

Dénivelé positif

1 453 m

Dénivelé négatif

2 739 m

Temps simulateur

10h12

Brief objectif de l'étape

Le dernier jour n’est pas une formalité. Entre la montée à l’Incudine, les choix autour de Bavella et l’immense descente vers Conca, cette étape se lit comme une conclusion exigeante où la fatigue accumulée devient un facteur à part entière.

Le jour 7 doit être traité comme un vrai grand jour de montagne, pas comme une sortie de clôture. Si vous gérez bien l’Incudine, si le choix de Bavella est juste, et si vous abordez Paliri avec encore de la lucidité, alors la descente sur Conca devient une conclusion forte plutôt qu’un chemin de croix.

Fiche d’identité et ADN de l’étape

Mercredi 5 août 2026Nord → SudDépart 1 550 mArrivée 280 mTrès longue descenteFinal exigeant

Le profil global est trompeur : la journée semble “descendante”, mais elle commence par une vraie montée au Monte Incudine, impose un choix autour des Aiguilles de Bavella et se termine par une très longue descente où les jambes peuvent vite devenir le facteur limitant principal.

Cette dernière étape cumule des paysages immenses et des changements de registre : plateau, crête, sommet, refuge, vallées, Bavella, Paliri puis Conca.

Elle ne doit pas être lue comme un simple “dernier jour”. C’est une journée complète, avec un vrai sommet, plusieurs relances et une descente terminale où la fatigue des six jours précédents remonte à la surface.

Carte du parcours — 2D

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Découpage chronologique détaillé

Section A — I Croci → Bocca di Chiralba

Repères : départ d’I Croci, plateau, fontaine de Vallecionca, montée vers la crête et la Bocca di Chiralba.

Terrain : piste pastorale puis sentier pierreux et dalles granitiques ; montée régulière.

Ressenti attendu : on sent immédiatement si les jambes ont récupéré ou non du jour 6, avant la dernière grosse journée.

Vigilance : départ sur plateau où les traces se croisent — suivre le balisage. Refaire le plein d’eau tôt (Vallecionca, à confirmer) : la journée est longue.

Stratégie d’effort : démarrer prudemment, en aisance, pour évaluer honnêtement la forme. C’est le jour de la descente finale géante : ménager les jambes dès maintenant.

Section B — Bocca di Chiralba → Monte Incudine → Asinau

Repères : Bocca Scazzunara, secteur du Monte Incudine (point haut du jour, ≈ 2 020 m), descente sur le refuge d’Asinau (≈ 1 540 m).

Terrain : crête rocheuse, gros blocs, puis descente raide sur éboulis et dalles vers Asinau.

Ressenti attendu : haut coût musculaire et nerveux ; l’altitude et l’isolement du dernier grand sommet se font sentir.

Vigilance : crête exposée au vent, dernier vrai sommet du raid — orage à proscrire. Descente cassante sur Asinau où l’on se tord facilement une cheville. Rester groupés.

Stratégie d’effort : monter régulier, savourer le dernier 2 000, puis descendre en contrôle sur Asinau (bâtons). Pause au refuge : c’est le dernier point « montagne » avant la longue traversée vers Bavella.

Section C — Asinau → Col de Bavella

Repères : vallée de l’Asinao, crêtes et ravins boisés, remontée finale au Col de Bavella (≈ 1 220 m).

Terrain : longue section en montagnes russes — maquis, crêtes boisées, dalles. Peu spectaculaire mais usante par sa longueur.

Ressenti attendu : fatigue cumulative, usure plus mentale que technique. La chaleur du versant sud peut peser.

Vigilance : deux options existent (variante alpine par les Aiguilles de Bavella / itinéraire « normal ») — choisir selon météo et forme, la variante alpine étant nettement plus technique. Chaleur et manque d’eau sur le maquis ; ne pas partir d’Asinau à sec.

Stratégie d’effort : passer en mode endurance sur cette longue traversée, ravitaillement continu. Bavella est un point de contact majeur (route, village) : viser à y arriver avec de la marge pour décider de la fin de journée.

Section D — Col de Bavella → Refuge d’I Paliri

Repères : Col de Bavella (col routier, village, auberges), sentier vers le refuge d’I Paliri (≈ 1 050 m) sous les aiguilles.

Terrain : granit, sentier de montagne, ambiance bavelloise plus verticale et lumineuse.

Ressenti attendu : vrai point de décision et de recalage du groupe après beaucoup d’heures d’effort ; regain de motivation à l’approche de la fin.

Vigilance : Bavella est très fréquenté (route, touristes) — traversée et orientation à soigner. C’est le dernier accès routier facile avant Conca : décider ici si l’on va au bout aujourd’hui ou si l’on coupe.

Stratégie d’effort : ravitaillement et eau à Bavella (dernier point sûr). Repartir plein et lucide : il reste la très longue descente terminale, qui se gère avec des jambes préservées.

Section E — I Paliri → Conca

Repères : Bocca di u Sordu / Villaghello, Bocca d’Usciolu, secteur de la cascade de Pinzuta, puis descente finale sur Conca (≈ 250 m).

Terrain : balcons, forêt et maquis, sentier rocailleux ; appuis répétitifs et terrain usant sur plus de 1 100 m de descente cumulée.

Ressenti attendu : c’est ici que la fatigue de toute la traversée se paie — genoux, pieds et concentration. La chaleur de basse altitude s’ajoute en fin de journée.

Vigilance : c’est la descente clé du jour et de toute la fin du raid : les blessures de relâchement (chevilles, chutes) surviennent ici, « presque arrivé ». Chaleur forte en bas ; gérer l’eau jusqu’à Conca. Zones où les traces peuvent prêter à confusion — rester sur le balisage.

Stratégie d’effort : descendre en contrôle, foulée courte, bâtons, micro-pauses régulières. Ne pas se laisser griser par l’arrivée : garder le groupe compact et la vigilance intacte jusqu’au village. Objectif : finir le GR20 entiers, pas rapides.

Points remarquables

  • Monte Incudine comme dernier grand sommet.
  • Refuge d’Asinau, grand pivot intermédiaire.
  • Col de Bavella et éventuelle variante alpine.
  • Refuge d’I Paliri comme dernier refuge du GR20.
  • Conca, fin officielle de la traversée.

Navigation et vigilance

  • Ne pas prendre la variante de Bavella par automatisme : elle doit être choisie selon la météo et l’état réel du groupe.
  • La descente finale est assez longue pour créer des fautes de vigilance tardives.
  • Pas d’eau fiable sur toute la fin : il faut charger correctement à Bavella ou Paliri.

Stratégie d’effort

  • Partir avant l’aube pour passer tôt l’Incudine et garder de la marge sur la journée.
  • Segmenter clairement : I Croci → Asinau, Asinau → Bavella, Bavella → Paliri, Paliri → Conca.
  • Préserver les jambes dans toutes les descentes intermédiaires pour ne pas arriver vidé au grand final.

Eau et logistique

  • Vallecionca au départ, Asinau, Col de Bavella et I Paliri sont les vrais points structurants.
  • Ravins possibles à filtrer, mais la fin reste globalement sèche et exposée.
  • Au départ de Paliri, il faut partir avec une stratégie d’eau complète jusqu’à Conca.

Météo et groupe

  • Vent fort possible sur l’Incudine et autour de Bavella.
  • Orages à éviter absolument sur les crêtes et variantes équipées.
  • Chaleur très pénalisante dans la descente finale vers Conca.
  • Le dernier jour peut faire croire que “ça va le faire”. C’est précisément là qu’il faut garder la meilleure discipline de groupe.
  • Aux points de décision — Asinau, Bavella, Paliri — il faut vérifier l’état réel de chacun, pas seulement l’envie d’en finir.

Points de sortie possibles du GR20

Sens Nord → Sud, jour 7 — l’ultime étape. Elle franchit le Col de Bavella, l’un des meilleurs points de sortie du Sud, avant la très longue descente terminale sur Conca, où l’aventure se termine et où une navette rejoint Porto-Vecchio.

Niveau de facilité de sortie : facile — Col de Bavella (route, village) à mi-étape et Conca (navette vers Porto-Vecchio) à l’arrivée ; seule l’option Asinau → Quenza est plus exigeante.